Un temple Shaolin s’élève près de Lusaka, premier du genre en Afrique
Un temple Shaolin, premier en Afrique, s’élève sur 20 000 m² à 18 km au nord de Lusaka, devenu symbole visible de l’empreinte culturelle chinoise.
Le complexe, étendu et visible depuis la route, occupe un terrain de 20 000 mètres carrés à 18 kilomètres au nord de la capitale.
À distance, la pagode se détache sur le plateau comme un élément étranger au paysage zambien. Des adolescents soulèvent cinq dragons en tissu ; leurs perches montent et descendent au rythme d’un entraînement réglé, geste répété qui impose la forme. Les corps de tissu ondulent, les mouvements s’enchaînent, et la scène gagne en précision à mesure que se répètent les mêmes procédures.
Des plus jeunes s’entraînent à côté. Ils roulent sur un matelas en mousse usé, enchaînant roulades et roulés avant tandis que Yan Chen, instructeur âgé de 30 ans, donne des consignes d’une voix brève et autoritaire. Les exercices se réclament de la tradition monastique bouddhiste des arts martiaux ; ils combinent gestes codés, endurance et répétition. Les mouvements se répètent jusqu’à l’essoufflement ; la cadence impose une rigueur visible. La pratique mêle discipline physique et transmission de gestes codifiés.
Le complexe, étendu et visible depuis la route, occupe un terrain de 20 000 mètres carrés à 18 kilomètres au nord de la capitale. Le terrain a été donné par l’homme d’affaires Jiang Qingde et le coût de construction du centre culturel est estimé à près de 6 millions de dollars US. Le site est annoncé comme le premier temple Shaolin en Afrique.
La construction ajoute un repère culturel à une présence chinoise déjà tangible dans le pays. Cette visibilité s’ajoute à des investissements de Pékin dans les mines, les routes, les usines et les infrastructures, des secteurs où la Chine est déjà engagée depuis plusieurs années.
Sur place, le spectacle surprend : pagodes, dragons et corps qui se meuvent dans un cadre rural zambien. Les scènes d’entraînement, avec perches, tissus et matelas usés, montrent à la fois l’ambition du projet et ses limites matérielles sur ce terrain précis. Le contraste entre l’esthétique importée et les conditions locales est évident à l’œil nu. Le centre organise des sessions régulières d’entraînement et tente d’ancrer une pratique qui vient d’ailleurs.
À court terme, le centre doit servir de vitrine pour les activités d’arts martiaux et de point d’ancrage local. À plus long terme, la question de l’intégration de telles implantations aux dynamiques locales d’investissement et d’influence économique demeure ouverte.
Chiffres clés
Questions fréquentes
Où se situe le temple Shaolin en Zambie ?
Le complexe se trouve à 18 kilomètres au nord de la capitale, en dehors de Lusaka, sur un terrain de 20 000 mètres carrés.
Qui a fourni le terrain et combien a coûté le centre ?
Le terrain a été donné par l’homme d’affaires Jiang Qingde et le coût de construction du centre culturel est estimé à près de 6 millions de dollars US.
Quel type d’activités et qui encadre l’entraînement sur place ?
Des adolescents portent des dragons en tissu sur des perches, des enfants font des roulades sur un matelas en mousse abîmé, et l’instructeur Yan Chen, âgé de 30 ans, dirige les exercices en criant des ordres.
Pourquoi ce temple attire-t-il l’attention ?
Le site abrite le premier temple Shaolin en Afrique et est devenu l’un des symboles visibles de l’empreinte culturelle chinoise dans le pays.
Source : South China Morning Post