Révision de la sécurité routière en Chine : les constructeurs pourraient être responsables des infractions en conduite autonome
Un projet de révision de la sécurité routière, soumis pour examen, crée une responsabilité des fabricants lorsque les fonctions autonomes sont activées.
Cela ne signifie pas que la responsabilité pour indemnisation dans tous les accidents reviendrait automatiquement aux constructeurs.
Le Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale a soumis mardi pour une première lecture un projet de révision de la sécurité routière, selon CCTV. Le texte, qui compte neuf chapitres et cent soixante-dix articles, introduit un chapitre dédié aux véhicules autonomes. Il précise que les constructeurs ou importateurs seraient responsables des infractions routières commises lorsque les fonctions de conduite entièrement autonomes sont activées, et que cette disposition viserait l’entité chargée du traitement des infractions. Cela ne signifie pas que la responsabilité pour indemnisation dans tous les accidents reviendrait automatiquement aux constructeurs. Les véhicules dont les fonctions de conduite autonome ne sont pas activées restent régis comme des véhicules non autonomes, et la distinction exclut les systèmes d’aide à la conduite largement utilisés aujourd’hui. La détermination de l’activation de la fonction autonome sera essentielle à l’application et le résumé public ne précise pas comment les données seraient accessibles ni les règles de preuve en cas de litige. La révision complète la norme technique obligatoire pour les systèmes L3 et L4 récemment introduite. MIIT a annoncé le 4 août que les exigences de sécurité pour les systèmes de conduite autonome des véhicules connectés entreront en vigueur le 1er juillet 2027. La norme exige que les systèmes de conduite autonome atteignent un niveau de sécurité équivalent à celui d’un conducteur qualifié et attentif, et les systèmes L3 doivent pouvoir vérifier si le conducteur peut reprendre le contrôle. La Chine avait déjà accordé ses premières autorisations d’accès au marché L3 pour des véhicules passagers conventionnels en décembre 2025, avec Deepal et Arcfox comme exemples de modèles approuvés. MIIT a indiqué que le taux de pénétration des systèmes d’assistance à la conduite de niveau L2 dans les voitures particulières avait atteint 70,5 % cette année, tandis que NOA avait atteint 34,2 %. Cela signifie que la provision de traitement des infractions ciblerait surtout les véhicules autonomes de niveau supérieur approuvés pour la circulation publique à court terme, plutôt que la majorité des véhicules existants équipés de systèmes intelligents. Outre la conduite autonome, le projet renforce les restrictions sur l’utilisation du téléphone tenu en main et le visionnage de vidéos au volant et limite les activités non liées à la circulation sur les voies publiques. La révision est en cours d’examen initial et ses dispositions pourraient être modifiées lors des délibérations ultérieures et n’ont pas encore pris effet.
Chiffres clés
Based on reporting by CnEVPost