À Hong Kong, plus de 90 % des hépatites B chroniques liées à la transmission mère‑enfant
De nombreux habitants ignorent être porteurs chroniques d’hépatite B ; David, quadragénaire travaillant dans la finance, affirme connaître son statut depuis l’enfance.
La Dre Loey Mak Lung-yi, spécialiste en gastroentérologie et hépatologie, estime que plus de 90 % des infections chroniques sont dues à des transmissions de la mère à l’enfant.
David, dans la quarantaine, travaille dans la finance à Hong Kong et dit n’avoir jamais connu une vie sans hépatite B. Il a appris très tôt qu’il était porteur et indique être né avec l’infection ; sa mère est également porteuse. Son cas reflète un mode de transmission fréquent dans la ville.
La Dre Loey Mak Lung-yi, spécialiste en gastroentérologie et hépatologie, estime que plus de 90 % des infections chroniques sont dues à des transmissions de la mère à l’enfant.
Le Dr Wong Sze-man, médecin généraliste basé à Hong Kong, donne une image concrète de la prévalence : si l’on regarde 20 personnes dans les transports en heure de pointe, l’une d’elles peut être porteuse silencieuse du virus. Le contact quotidien n’en révèle pas forcément la présence.
L’hépatite B est une infection virale du foie qui peut évoluer vers la cirrhose et le cancer du foie. Un vaccin existe et protège lorsqu’il est administré selon les recommandations.
De nombreux porteurs restent sans symptômes pendant des années. Les lésions hépatiques peuvent progresser discrètement, parfois jusqu’à l’apparition de complications graves avant même que la personne ne sache qu’elle est infectée. C’est pourquoi le repérage et le suivi médical sont nécessaires pour intervenir à temps. Dans la pratique, les patients suivis bénéficient de bilans réguliers et de conseils pour limiter les risques à long terme.
Connaître son statut, comme David l’a fait dès l’enfance, permet un contrôle médical régulier et des conseils adaptés sur les risques hépatiques. À l’échelle collective, cliniciens et autorités insistent sur la prévention périnatale et sur un dépistage accru des personnes à risque.
Le fait que tant de porteurs ignorent leur état conduit des praticiens à plaider pour plus d’information publique et un meilleur accès au dépistage, afin que les infections soient détectées plus tôt. Ils estiment aussi qu’en réduisant les transmissions autour de la naissance, on pourrait diminuer la proportion de cas chroniques et la charge des maladies hépatiques dans la population. Une détection plus précoce permet d’engager des mesures médicales pour freiner l’évolution de la maladie. Les cliniciens citent également la vaccination conforme aux recommandations comme un outil de prévention.
Chiffres clés
Questions fréquentes
Qu’est‑ce que l’hépatite B ?
L’hépatite B est une infection virale du foie qui peut provoquer une cirrhose et un cancer du foie.
Comment surviennent la plupart des cas chroniques à Hong Kong ?
Les transmissions mère‑à‑enfant représentent plus de 90 % des cas chroniques d’HBV dans la ville, selon une spécialiste locale.
Le virus est‑il fréquent dans la vie quotidienne ?
Un médecin généraliste illustre la prévalence en estimant qu’en heure de pointe environ une personne sur vingt peut être porteuse silencieuse.
Existe‑t‑il un vaccin ?
Oui, un vaccin contre l’hépatite B existe et il protège lorsqu’il est administré selon les recommandations.
Source : South China Morning Post