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Économie

Plus de 90 % du coton en Xinjiang récolté par machine, producteurs sous forte pression

Au 1er octobre 2026, plus de 90 % du coton de la région est récolté mécaniquement, mais producteurs et villages réorientent leurs pratiques face à des marges serrées.

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Plus de 90 % du coton en Xinjiang récolté par machine, producteurs sous forte pression
Photo : Mark Stebnicki (Pexels) (Pexels)
Aujourd’hui, son village de 100 foyers est un modèle de la refonte agricole de la région.

La mécanisation a gagné du terrain en quelques années : plus de 90 % du coton de la région est aujourd’hui récolté par machine. Cette part dépasse les 90 %. Ce changement transforme les pratiques dans les champs et l’économie des exploitations, sans pour autant supprimer les tensions financières qui pèsent aussi sur de nombreux cultivateurs.

Mécanisation et modèle local

Aujourd’hui, son village de 100 foyers est un modèle de la refonte agricole de la région. Le hameau montre comment l’arrivée de moissonneuses et d’autres matériels concentre le travail lors des battages et diminue la dépendance au ramassage manuel. À l’échelle régionale, la part importante de récolte mécanique modifie la main-d’œuvre nécessaire et les calendriers de culture.

Du travail manuel aux gains limités

Le parcours de Yusup Molamaiti illustre l’écart avec le passé. Âgé de 36 ans, il travaillait à la main 37 mu de parcelles éparses, soit environ 2,5 hectares. La plantation d’un mu pouvait demander jusqu’à trois heures, deux personnes posant le film plastique à la main. La récolte obligeait sa famille à un travail réparti sur toute l’année, avec un rendement de seulement 250–300 kg par mu.

Soutien public, progrès technologique, marges serrées

L’État et l’essor des technologies agricoles ont aidé des exploitants à se reconvertir vers d’autres cultures ou vers des méthodes mécanisées. Les nouvelles machines allègent certaines tâches et accélèrent les opérations, mais les marges bénéficiaires restent étroites. Les gains de productivité ne couvrent pas toujours les coûts d’équipement, de maintenance et d’adaptation.

Nouveaux risques commerciaux

Les producteurs subissent également des répercussions du marché européen, qui pèsent sur la demande et les prix à l’exportation. En parallèle, un « domestic decoupling » interne fragmente certaines chaînes d’approvisionnement et complique l’accès aux débouchés traditionnels. Ces éléments exposent des exploitations déjà fragiles à de nouveaux chocs.

La combinaison d’une modernisation technique rapide, d’un soutien public et de pressions commerciales extérieures redessine la filière cotonnière locale. Pour de petits exploitants comme Yusup, la mécanisation a réduit la nécessité d’un travail permanent sur l’année, mais la viabilité économique dépendra des marges et des marchés à venir.

Chiffres clés

37 mu
Surface cultivée
2,5 hectares
Conversion en hectares
250-300 kg
Rendement par mu
plus de 90 %
Récolte mécanisée

Questions fréquentes

Quelle surface Yusup cultivait-il avant la mécanisation ?

Il plantait et récoltait manuellement 37 mu, soit environ 2,5 hectares.

Quel rendement obtenait-on avec la culture manuelle ?

Le rendement manuel était de 250–300 kg par mu.

Quel impact a eu la mécanisation à l’échelle régionale ?

Plus de 90 % du coton de la région est désormais récolté mécaniquement.

Les producteurs sont-ils sortis des difficultés économiques ?

Malgré le soutien public et des progrès technologiques, les producteurs font face à des marges bénéficiaires serrées.

Source : South China Morning Post

Par Bastien Ratat

Le Courrier de la Soie