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La France taxe l’ultra‑fast fashion, jusqu’à près de 20 € par vêtement

La loi votée en juin entre en vigueur mardi ; un barème lié au volume et à la réparabilité prévoit des montants de 0,50 € à 12 €.

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La France taxe l’ultra‑fast fashion, jusqu’à près de 20 € par vêtement
Photo : Polina Tankilevitch (Pexels) (Pexels)
La taxe par article variera selon une échelle définie en fonction du score du produit sur ces deux critères.

Les détails du dispositif ont été publiés vendredi. La mesure s’appliquera à partir de mardi, après l’adoption de la loi en juin. Le texte instaure une taxe par article pour les vendeurs dont les produits sont classés « ultra‑fast fashion ».

La cible principale reste les grandes plateformes de vente en ligne qui ont gagné des parts de marché en France ces dernières années, notamment Shein, Temu et AliExpress. Le ministre de la transition écologique, Mathieu Lefevre, a rappelé que les effets néfastes de l’ultra‑fast fashion sur l’environnement et l’économie sont bien connus et documentés.

La loi fixe deux critères pour déterminer si un produit relève de l’ultra‑fast fashion : le volume de vêtements mis sur le marché et le coût des réparations rapporté au prix d’achat. Chaque produit obtient un score sur ces deux dimensions. La taxe par article variera selon une échelle définie en fonction du score du produit sur ces deux critères.

Sur la base de ce classement, la somme due par article évoluera selon une grille. La législation donne des montants indicatifs pour 2026: 0,50 € pour des sous‑vêtements classés ultra‑fast fashion, 2 € pour un T‑shirt, 9 € pour un jean et 12 € pour une veste. Les autorités ont aussi évoqué un plafond proche de 20 € par vêtement.

La mise en pratique pose plusieurs questions opérationnelles. Les opérateurs devront classifier leurs offres selon les critères imposés et appliquer le barème. Les modalités de contrôle et de recouvrement, en particulier pour des plateformes étrangères, restent à préciser ; il faudra notamment attendre des règles sur la déclaration, les sanctions en cas de non‑respect et les échanges d’informations entre administrations.

Il faudra suivre si ces acteurs répercutent la taxe sur leurs prix ou modifient leur assortiment. Les distributeurs pourraient réduire le nombre de références bon marché ou ajuster leurs tarifs ; les effets seront mesurables sur plusieurs mois.

La mesure vise à réduire l’attrait des pièces vendues très bon marché et à encourager une offre plus durable. Son impact réel sur les volumes de vente et sur les comportements d’achat en France pourra être évalué dans les mois qui suivront la mise en application.

Chiffres clés

20 euros
Montant maximal annoncé
2 euros
Taxe sur T‑shirts
9 euros
Taxe sur jeans
12 euros
Taxe sur vestes

Questions fréquentes

Quand la taxe entre‑t‑elle en vigueur ?

La taxe entre en vigueur à partir de mardi, les détails ayant été publiés vendredi.

Quels acteurs sont ciblés par la mesure ?

La mesure vise des plateformes de commerce électronique, dont Shein, Temu et AliExpress.

Sur quels critères un vêtement sera‑t‑il classé ultra‑fast fashion ?

L’ultra‑fast fashion sera déterminée par le volume de vêtements mis sur le marché et le coût des réparations par rapport au prix d’achat.

Quels montants sont prévus en 2026 ?

En 2026, la législation prévoit des montants indicatifs tels que 0,50 € pour des sous‑vêtements, 2 € pour un T‑shirt, 9 € pour un jean et 12 € pour une veste.

Quel est l’objectif affiché de la taxe ?

Le gouvernement indique vouloir réduire les effets environnementaux et économiques de l’ultra‑fast fashion et freiner l’attractivité des pièces très bon marché.

Source : South China Morning Post

Par Bastien Ratat

Le Courrier de la Soie