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La Chine voit ses importations pétrolières reculer de 24,3 % en juillet face à l’an dernier

En juillet, les importations chinoises de pétrole brut s’établissent à 8,41 millions de barils par jour, en recul de 24,3 % sur un an.

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La Chine voit ses importations pétrolières reculer de 24,3 % en juillet face à l’an dernier
Photo : Michael Pointner (Pexels) (Pexels)
Cette perte régionale est presque équivalente à la baisse observée côté Chine sur les deux derniers mois, indiquant une répercussion quasi symétrique sur les flux dans la zone.

Le monde suit, avec prudence, les flux pétroliers autour de la Chine. En juillet, les importations de pétrole brut en provenance de Chine atteignent 8,41 millions de barils par jour, selon les chiffres qui circulent au sein du dossier de China Global South Project. Cette performance marque une chute de 24,3 % par rapport à juillet de l’année précédente, chiffre qui souligne la faiblesse de la demande et les incertitudes liées à l’offre globale.

Pour les deux mois qui viennent de s’écouler, la moyenne des arrivages de juin et juillet ressort à 7,78 millions de barils par jour, ce qui situe l’évolution sur une trajectoire de régression, même si ces chiffres restent supérieurs à d’autres périodes de l’année. Cette moyenne est en outre 4,21 millions de barils par jour en dessous de la moyenne de 11,99 millions de barils par jour sur les trois mois jusqu’à fin février, avant l’escalade du conflit régional.

Le contexte géopolitique est indissociable de ces chiffres. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran, entraînant une escalade du conflit qui a mené à une fermeture quasi complète du détroit d’Hormouz, tronquant une voie par laquelle circulaient environ 20 % du pétrole brut et des produits raffinés mondiaux avant le début du conflit. Dans ce cadre, deux exportateurs du Moyen-Orient, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, ont réussi à augmenter leurs cargaisons depuis des ports situés hors d’Hormouz, mais les flux de la région restent freinés et reculent d’environ 5 millions de barils par jour.

À l’échelle asiatique, les importations de juillet atteignent 22,82 millions de barils par jour, signant une augmentation par rapport à avril mais restant autour d’un écart d’environ 4 millions de barils par jour par rapport à la moyenne des trois mois précédant le conflit iranien. Cette perte régionale est presque équivalente à la baisse observée côté Chine sur les deux derniers mois, indiquant une répercussion quasi symétrique sur les flux dans la zone.

Le prix du Brent a touché le 30 avril un sommet de quatre ans à 126,41 dollars le baril, signal d’un marché volatile et sensible aux tensions de la région. Dans ce contexte, les analystes estiment que la Chine dispose d’un stock d’importation important, évalué à au moins 1,2 milliard de barils, qui peut jouer un rôle d’amortisseur dans les mois à venir.

Questions fréquentes

Quel est le niveau d’importations pétrolières de la Chine en juillet et comment a-t-il évolué par rapport à l’année précédente ?

Les importations de pétrole brut de Chine en juillet s’établissent à 8,41 millions de barils par jour, en baisse de 24,3 % sur un an.

Comment évoluent les flux pétroliers asiatiques et en Chine pendant la période observée ?

En juillet, les importations asiatiques atteignent 22,82 millions de barils par jour, et la Chine enregistre une moyenne Jun-Jul de 7,78 mbpd, soit une baisse par rapport à la moyenne antérieure du trio jusqu’en février.

Based on reporting by China Global South Project

Par Bastien Ratat

Le Courrier de la Soie