À Shouguang, un robot quadrupède IA réduit de 35 % l’usage d’engrais et automatise les inspections
Fin août 2026, dans une serre de Shouguang, un robot quadrupède analyse images et capteurs, pilote équipements et alimente un grand modèle formé sur 40 ans et 260 experts.
Le robot peut remplacer plus de 60 % des inspections de routine effectuées auparavant par des techniciens.
Un robot quadrupède circule entre les rangs d’une serre de Shouguang et scrute les plantes avec une caméra haute définition, des caméras multispectrales et des capteurs de précision. Conçu par une entreprise locale, il repère les premiers signes de stress, de maladies et d’attaques d’insectes tout en mesurant en continu la température, l’humidité, l’éclairement et le taux de dioxyde de carbone.
Weifang Yuntuan indique que l’appareil peut piloter de façon coordonnée la pulvérisation, la fertilisation et la ventilation sur une même plateforme.
Il pilote aussi les véhicules de pulvérisation, les systèmes d’apport d’engrais, la ventilation et l’ouverture des volets, et renvoie les flux de données au système de gestion central en temps réel. L’intelligence artificielle transforme ces données en recommandations, voire en actions automatisées pour la conduite des cultures.
La décision automatique s’appuie sur un grand modèle agricole qui synthétise quelque quarante années d’expériences agricoles locales et les connaissances de plus de 260 experts du secteur. Cette base de référence aide à affiner la détection précoce et à adapter les interventions aux pratiques locales.
Le robot peut remplacer plus de 60 % des inspections de routine effectuées auparavant par des techniciens. Cela réduit le besoin de main-d’œuvre pour la surveillance quotidienne et, selon les responsables locaux, permet de diminuer l’usage d’engrais de 35 % dans ces serres, sur place.
L’innovation locale ne se limite pas au robot. Dans le parc Jidu d’agriculture moderne, on présente une vingtaine de techniques de culture sans sol, dont l’hydroponie en NFT et la culture sur substrat. Les légumes poussent sur des étagères rotatives et dans des tours verticales, tandis que des systèmes automatisés dosent précisément l’eau, les nutriments, la température et la lumière pour produire toute l’année.
Les serres de la ville ont évolué au fil des décennies : sept générations ont été développées depuis 1989. Le maillage technologique est dense, plus de 85 % des serres sont désormais équipées d’appareils connectés, et le modèle économique reste attractif, avec un bénéfice net moyen par hectare compris entre 30 000 et 45 000 yuan. Ces conditions contribuent au retour de nombreux jeunes vers l’exploitation agricole.
Chiffres clés
Questions fréquentes
Que fait le robot dans la serre de Shouguang ?
Le robot patrouille les allées, capture des images multispectrales et des mesures précises, identifie les signes précoces de maladies et de ravageurs, et peut piloter des systèmes d’irrigation et d’apport d’engrais.
Sur quelles données repose le modèle agricole ?
Le grand modèle agricole s’appuie sur environ quarante ans d’expérience locale et sur l’expertise de plus de 260 spécialistes agricoles.
Quels bénéfices apporte le robot ?
Il peut remplacer plus de 60 % des inspections de routine et contribuer à réduire l’utilisation d’engrais d’environ 35 %.
Quelles autres innovations sont présentes à Shouguang ?
Le parc local expose une vingtaine de techniques de culture sans sol, notamment l’hydroponie NFT et la culture sur substrat, avec des systèmes automatisés pour une production annuelle.
Quelle est la situation économique des exploitations ?
La région affiche un bénéfice net moyen par hectare compris entre 30 000 et 45 000 yuan, et ses serres ont connu sept générations de développement depuis 1989.
Source : ECNS (China News Service, English)